boobaBOOBA AUX COTES DES MAMANS
Le rappeur français a offert des centaines de bouteilles d'eau minérale à la maternité de l'hôpital Laquintinie de Douala.
On ne doutait pas de la générosité de la vedette française. Hier, mardi 29 avril 2008, l'élan de c½ur de Booba s'est manifesté au pavillon maternité de l'hôpital Laquintinie.
Une visite de courtoisie aux mamans qui ont risqué leur vie en donnant naissance, a permis à l'artiste d'offrir une centaine de palettes de bouteilles d'eau minérale. Au cours d'une cérémonie sobre et brève, présidée par un représentant du directeur de cette formation hospitalière empêché, le sourire des bénéficiaires marquait, à grands traits, leur satisfaction.
Le geste humanitaire de Booba qui était accompagné de Georges Essebou Eyango et d'Amanda Njawé, tous de Eyes concept productions, promoteur du concert de ce jour, trouve sa signification et sa pertinence, selon l'artiste, dans l'idée selon laquelle «les mamans sont la source de la vie ; quant à l'eau, elle est la vie.» D'où le lien, tout trouvé, entre la nature du don et la cible. Après l'hôpital Laquintinie, le tour est venu à la Real time music (Rtm), une chaîne de radio à capitaux privée, d'ouvrir les portes de son studio à la mastodonte du Rapp.
Joyce et ses co-animateurs l'ont reçu en direct au cours d'un programme improvisé. Ainsi, l'on apprendra que Booba n'est pas à son premier voyage en Afrique. La star s'est rendue entre autres au Gabon, en Tunisie, au Maroc et naturellement au Sénégal, pays d'origine de son père. Des échanges sur sa carrière, les difficultés rencontrées, ... ont meublé la quinzaine de minutes d'échanges avec les animateurs. L'occasion a été offerte à Amanda Njawé d'affirmer aux auditeurs que «tout est ok pour un spectacle réussi ce jour à la permanence de parti de Bonanjo». L'artiste a pris congé de la Rtm par un bref échange avec Dinaly, la promotrice.
Face à la presse
En fin de matinée, le cap a été mis au siège du quotidien le Messager, un des partenaires de l'organisation du show. Le maître des céans, Pius Njawé, directeur général de Free media group, n'a pas caché son plaisir de recevoir l'artiste, non sans lui servir en guise d'encouragement une formule bien épicée. «Je ne suis pas trop hip hop. C'est normal pour mon âge, mais je suis attentif aux cris de c½ur, aux dénonciations des tares de la société qui jaillissent de vos textes. Je me réjouis du travail que vous abattez», dira-t-il avant que Booba ne soit reçu à la rédaction du Messager. Le rédacteur en chef empêché, l'honneur est revenu à Honoré Foimoukom de diriger l'échange entre le rappeur et les journalistes.
Le Centre culturel Français (Ccf) a accueilli la conférence de presse de Booba en début d'après midi. «Il n'y a pas de sponsor pour le premier spectacle que Eyes concept productions organise au Cameroun. Mais des partenaires ont bien voulu nous tenir la main.», dixit Amanda Njawé qui a tenu à lever toute équivoque sur une initiative pilotée par des jeunes. Booba, dans un style chaleureux, mais incisif, a laissé entendre que «les interviews, les discours et les conférences de presse ne sont pas mon truc. Je rappe», lâchera-t-il à l'assistance qui a applaudi à tout rompre. Pendant plus de deux heures d'horloge, les journalistes ont cuisiné la star dans plusieurs domaines. Sa vie, sa discographie, ses rapports avec la communauté des artistes etc...
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